Les PDG de la grande distribution ont annoncé qu’ils ne vendraient pas de carburants à perte, mais qu’ils maintiendraient des ventes à prix coûtant. Ces annonces font suite au projet du gouvernement d’autoriser cette pratique jusque-là interdite par la loi de 1963. Ces déclarations interviennent dans un contexte d’inflation : les prix du carburant n’ont, en effet, jamais été aussi élevés depuis le début de l’année. Les futurs journalistes du magistère DJC sont allés à la rencontre des Aixois pour connaître leur avis sur le sujet. 

Sadi 

46 ans

Gérante d’un petit commerce

Marseille

« Je fais beaucoup plus attention à ma façon de conduire. Je roule plus doucement, je regarde quelle station-service est la moins chère également. Il est compliqué pour moi de faire du covoiturage ou d’utiliser les transports en commun en raison de mon activité professionnelle. En effet, je ne peux pas transporter ma marchandise sans utiliser mon véhicule personnel. »

 

Vincent
23 ans
Comptable
Aix-en-Provence 

« Je n’ai pas vraiment vu de gros changements car depuis que j’habite dans le centre-ville je n’utilise pas trop la voiture. Quand je la prends, c’est occasionnel. J’ai décidé de me tourner davantage vers les transports en commun car c’est plus économique. »

 

 

Niel

56 ans 

Agent municipal 

Aix-en-Provence

« J’ai complètement arrêté de prendre ma voiture et je pense même à la revendre. Je l’ai laissée dans un parking et j’organise tous mes trajets à pied. J’ai payé un abonnement mensuel pour les transports en commun de la ville. En payant cet abonnement 20 euros par mois, j’économise 400 euros, ce qui représente un second souffle dans mon organisation budgétaire mensuelle. Je suis également utilisateur des plates-formes de covoiturage pour les longs trajets »

 

Harold 

28 ans 

Analytics manager 

Aix-en-Provence et Lausanne

« Cette hausse des prix a eu un double effet sur moi. Pour les trajets entre la France et la Suisse, j’ai acheté une voiture électrique. En effet, au regard de la hausse des prix et de la campagne gouvernementale prévoyant une prime de 7000 euros pour l’achat d’un véhicule électrique j’ai décidé de passer sur ce type d’auto. Pour les trajets courts, je préconise les transports en commun pour réduire mes coûts. Une crainte tout de même concernant une répercussion sur le prix des abonnements. »

 

Adnan 

21 ans 

Alternant BTS 

Salon-de-Provence et Marseille

« Je me suis tourné vers les transports en commun et j’effectue un maximum de trajets avec le dispositif de la ville ainsi que les bus reliant Aix et Marseille. Pour les vacances, nous ne prenons, avec mon groupe d’amis, plus la voiture. J’utilise le réseau Flixbus qui est très avantageux et très bien développé. Enfin, je ne songe plus à acheter ma propre voiture alors que j’y avais réfléchi avant cette crise. »

 

Laurent 

51 ans

Chef de chantier 

Orange 

« On enlève des plaisirs, on va faire beaucoup moins de cinémas et beaucoup moins de sorties. L’essence me coûte 600 euros par mois sur mon salaire. Ma voiture m’est indispensable pour aller travailler. Je dois faire 2 pleins par semaines ce qui me fait 80 euros le plein.  »

 

 

Frederic

48 ans

Vendeur

Aix-en-Provence

« Nous venons à la base de la campagne. Au lieu de prendre la voiture cinq fois par semaine, on ne va la prendre plus qu’ une ou deux fois. On fait les choses utiles avec notre voiture comme amener nos enfants à l’école. On se fait beaucoup moins plaisir. Au lieu de faire plusieurs restaurants par mois, on n’en fait plus qu’un ou deux selon les fins de mois. »

 

 

Karine

55 ans

Pharmacienne

Meyreuil

« Je n’utilise pas énormément ma voiture et je fais donc le plein une fois par mois. J’ai constaté une augmentation d’une dizaine d’euros par mois que j’essaye de compenser en n’accompagnant pas mes enfants à l’école : ils prennent le bus. J’essaye aussi d’éviter les bouchons en partant tôt le matin, et je roule lentement pour moins consommer. »

 

 

Sylvie

56 ans

Aide à la personne

Saint-Cannat

« Je suis profondément impactée par la hausse des prix du carburant et je perds environ 200 euros par mois. Cela devient très dur, financièrement parlant. Mon travail d’aide soignante auprès d’un jeune public ne me permet pas covoiturer. Par ailleurs, élevant ma fille seule, je ne peux pas me permettre l’achat d’une voiture électrique. »

 

 

 

Odile

56 ans

Infirmière

Venelles

« Pour moi, la hausse du prix des carburants est très importante. Je suis obligée de faire plus de 50 km par jour pour mon travail. J’aimerais trouver des solutions différentes pour me rendre au collège où je travaille. Néanmoins, c’est compliqué : nous n’avons pas du tout les mêmes horaires de travail. Le covoiturage est impossible chez nous. »

 

 

Dominique

62 ans

Retraité

Aix-en-Provence

« La hausse du prix des carburants ne me surprend pas. Ils m’ont toujours paru élevé. J’ai donc choisi de passer à la voiture électrique. Je m’estime gagnant, financièrement parlant, d’environ 150 euros par mois par rapport aux prix pratiqués actuellement. Par ailleurs, pour mon éthique personnelle, je préfère un moyen de déplacement plus écologique. Je ne regrette pas du tout mon choix. »

 

 

Florian
27 ans
Ingénieur
Aix en Provence
« J’utilise ma voiture pour aller travailler tous les jours, matin et soir, sauf quand je peux télétravailler. De manière générale, l’impact du prix du carburant est énorme au point que je suis passé au bio éthanol. C’est un investissement puisque le boîtier coûte 800 euros, mais j’ai profité des aides de la Région. Sinon, je n’aurais pas pu le faire. »